Les Appels de la Tempête - AT [ANCIENNE VERSION]

NOUVELLE VERSION EN COURS DE CREATION : FORUM-TEST : http://adds.stormcalls.free.fr/test/phpBB3 - Jeu de Rôle Médiéval-Fantasy créé par Faradn. Ne pas recopier les documents présents dans ce forum sans autorisation de leurs auteurs respectifs.
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1

Aller en bas 
AuteurMessage
Firen
Sergent du clavier
Sergent du clavier
avatar

Nombre de messages : 1321
Age : 27
Localisation : La Cadière d'Azur !!! (Var)
Date d'inscription : 23/08/2007

MessageSujet: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Sam 16 Fév - 13:54


Forêt entourant Ïunaï ~ À la recherche des gobelins tueurs ~ Firen


Mission


J'avançai vers les bois, à la recherche de ces petites bestioles nuisibles qui croyaient pouvoir faire tout ce qu'elles désiraient. Je ne me sentais pas vraiment en forme, en effet, j'allais devoir ramener leurs têtes au druide de Ïunaï, cependant, je n'avais encore jamais commis de meurtre et je ne savais pas si j'en étais capable. Les doutes m'assaillirent comme toujours, j'aurais aimé être un elfe noble défendant la veuve et l'orphelin malheureusement mon passé m'obligeait à rester prudent et à fuir les dangers. Je n'étais qu'un être de pacotilles, respirant un air qui ne lui appartenait pas et qui n'était pas sûr d'être à la hauteur pour en bénéficier.

(Pour quelle raison suis-je né ? Vivre pour mourir n'est qu'une vision pathétique de ce monde. Il doit y avoir autre chose caché derrière ces paroles.)

Je marchais dans la forêt, faisant attention pour ne pas chuter à cause d'une branche qui dépassait trop du sol. Il ne manquerait plus que ça si je devais me casser une jambe ou tout simplement me faire une entorse. J'allais devoir affronter des êtres qui pourraient m'agresser, je ne pouvais pas être affaibli plus que je ne l'étais déjà. Respirant les odeurs du bois humidifié par la rosée du matin, j'entendis des bruits d'oiseaux autour de moi, ils glapissaient de bonheur, peut-être pour m'accompagner de leur chant dans mon aventure. Cela me remonta nettement le moral, je ne me sentais plus aussi seul, même si parfois j'aimais bien l'être.

(Firen ! Comment peux-tu avoir un esprit de contradiction aussi développé, c'est incroyable.)

En effet, je ne réussissais pas à savoir ce que je voulais vraiment, tant de choses s'étaient produites depuis quelques jours que je ne savais plus où j'en étais. J'avais abandonné mon ancienne liberté pour me soumettre aux bons plaisirs du peuple elfe, j'espérais une chose : ne pas finir comme mon village. J'aurais peut-être dû plus réfléchir avant de me lancer dans une entreprise que je regretterais par la suite. Toutefois, je ne pouvais plus revenir en arrière, le mal était fait, je m'étais engagé pour servir des êtres qui me détestaient. Quelle ironie du sort ! J'aurais encore préféré partir aider le peuple sadaïme... En y réfléchissant bien, je me mis à rire, cette idée était totalement grotesque, ces êtres inutiles se prenaient pour les maîtres de la nature. Ils ne déblatéraient qu'un tissu d'âneries, la seule façon qu'ils avaient de caresser les verts pâturages étaient de garder un troupeau de bovins puants. Et ils trouvaient le moyen de rabaisser les elfes de la nuit... Foutaises ! Ils n'avaient qu'à se regarder eux-même avant de dire des bêtises.

(Pour qui ils se prennent ces idiots !)

Les minutes passaient et je ne savais pas vraiment comment m'y prendre pour trouver ces gobelins. Rien ne me permettait de deviner où ils se trouvaient et je n'allais pas non plus me pencher dans les buissons pour rencontrer leurs petites têtes pullulantes de verrues. À présent, je m'ennuyais terriblement, j'aurais peut-être mieux fait de continuer à m'entraîner plutôt que de partir à la recherche d'une aventure aussi monotone que celle-ci...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.kerkan.skyblog.com
Faradn
Créateurs & Fondateurs ~ AT
Créateurs & Fondateurs ~ AT
avatar

Nombre de messages : 2544
Age : 25
Localisation : Paris
Date d'inscription : 05/07/2007

MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Mar 19 Fév - 20:26

Tournant autour de Ïunaï dans les bois proches du village, tu ne trouves rien : ni gobelin, ni trace de gobelin.

Malgré le fait que tu ne saches pas où tu vas, ton instinct t'as poussé à rester dans la périphérie de Ïunaï ; or, les gobelins ne sont pas fous au point de se mettre à portée déraisonnable pour eux des gardes du village.

C'est donc pourquoi tu commences, apercevant très loin une ouverture de l'épaisse forêt, à te diriger vers le lac Discrétion ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tonicfusion.free.fr
Firen
Sergent du clavier
Sergent du clavier
avatar

Nombre de messages : 1321
Age : 27
Localisation : La Cadière d'Azur !!! (Var)
Date d'inscription : 23/08/2007

MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Mer 20 Fév - 13:45

Ma recherche fut infructueuse, celle-ci avait duré trop de temps et cela commençait à titiller mon impatience innée qui émergeait souvent en ce moment. Rien dans cette forêt n'avait l'air de me montrer une quelconque trace des gobelins, peut-être avaient-ils fui plus loin que je ne le croyais ? Il était vrai que je n'avais fouillé que les alentours de Ïunaï car il me semblait que cela était la meilleure chose à faire étant donné que ces créatures aimaient vivre dans la forêt. Malheureusement, j'avais l'impression de m'être monstrueusement trompé vu qu'ils n'étaient pas dans les parages. Je continuai d'avancer dans la forêt, faisant attention de ne pas m'écraser sur le sol sans l'avoir fait exprès. En effet, mon orgueil prendrait un véritable coup que j'aurais du mal à soigner avec toute la volonté que je possédais.

(Que c'est ennuyeux ! Je pense que j'aurais dû rester dans les abîmes de mes bois !)

Devant moi, à quelques mètres (ou kilomètres ?) j'aperçus une fine ouverture entre les buissons qui permettrait sans nul doute de laisser un elfe tel que moi se faufiler agréablement. Je me dirigeai donc dans cette direction, le trou avait dû être fait par les gobelins fuyant les gardes du village. J'étais presque certain que je pourrais les trouver en continuant un peu par ici, cependant, mes poings se serrèrent nerveusement. J'étais seul, accompagné par mon amie de toujours : la nature, toutefois, celle-ci ne pourrait me protéger face à des ennemis ignobles et futés. Je me rendis compte que ma vie était en danger, que je risquais d'être blessé ou pire, tué par cette bande de lutins sans cervelle. Ils avaient bien attaqué une femme et je ne voyais pas ce qui les retiendrait de se jeter sur moi avec leurs griffes et leurs dents acérées.

(Je n'aurais pas dû accepter de partir seul...)

J'hésitai à m'enfuir, néanmoins, je voulais savoir où menait ce sentier perdu au beau milieu des arbres. Suivant l'unique direction qui m'était proposée, j'avançai péniblement à cause des végétaux qui m'empêchaient, parfois, de progresser. Pourtant, je ne me laissais pas faire par ma tendre et belle forêt qui tentait de libérer ma colère, peut-être pour me donner un avantage face à mes futurs assaillants. J'étais conscient que tout ce que faisait la nature avait une signification, j'étais certain que je n'étais pas loin de mon but et qu'elle tentait de m'avertir, de m'éviter une attaque surprise. Je restais sur mes gardes, avançant plus doucement, essayant de faire le moins de bruit possible qui aurait pu trahir ma présence.

(Que dois-je faire s'ils me sautent dessus ? Je n'ai pas l'habitude de me battre moi...)

Les minutes s'écoulaient, le sablier du temps se vidait grain de sable par grain de sable, tintant lorsque ceux-ci touchaient le verre transparent. Au bout d'un certain temps, personne ne m'avait sauté dessus et je débouchai sur un lac entouré par les arbres centenaires des cités elfiques. Je marchai lentement vers l'eau, observant les alentours de mes yeux fuyants. Tout semblait calme à part mon coeur qui s'affolait dans ma cage thoracique ; le martèlement de ce tambour vivant devait résonner autour de moi, attirant l'attention des hypothétiques ennemis. Je m'accroupis pour caresser l'eau de mes mains et ainsi me rincer le visage sur lequel avait perlé une multitude de gouttes de sueur. L'onde était fraîche, certainement à cause des températures encore basses de la matinée. Je restais sur mes gardes, à l'affût de tous les bruits qui pouvaient surgir de nulle part, du moindre murmure causé par la brise, du moidre craquement suspect.




Le Lac Discrétion ~ À la recherche des gobelins tueurs ~ Firen


Dernière édition par Firen le Mer 20 Fév - 13:53, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.kerkan.skyblog.com
Faradn
Créateurs & Fondateurs ~ AT
Créateurs & Fondateurs ~ AT
avatar

Nombre de messages : 2544
Age : 25
Localisation : Paris
Date d'inscription : 05/07/2007

MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Jeu 21 Fév - 19:38

Tout en te rinçant le visage, tu es à l'affut, guettant tout signe de la présence de ceux que tu traquent. Rien n'arrive. Il te prend même de faire exprès de te rincer à nouveau le visage pour essayer de les attirer, mais rien à faire.

Alors, tu te lèves et commences à réfléchir à la suite de ton expédition.

Soudain, tu entends des craquements, l'un à ta gauche, l'autre à ta droite. Les gobelins sont là !

Complètement verts de peau, ils te font penser à des reptiles, sauf que leur peau est plutôt lisse. Leurs muscles saillants se dessine bien dans leur silhouette ; malheureusement pour eux, ils ne leur sont généralement pas d'une grande efficacité !

Ces deux gobelins - tout ce qu'il y a de plus normal en matière de gobelins - foncent sur toi pour t'attaquer !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://tonicfusion.free.fr
Firen
Sergent du clavier
Sergent du clavier
avatar

Nombre de messages : 1321
Age : 27
Localisation : La Cadière d'Azur !!! (Var)
Date d'inscription : 23/08/2007

MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Sam 8 Mar - 12:23



Combat contre deux gobelins



Tout en me rinçant le visage, je commençais à être déconcerté car je n'avais toujours pas trouvé mes ennemis. Je ne comptais pas rentrer bredouille à Ïunaï, cela était hors de question, je me devais de satisfaire les bons plaisirs de ce druide, mon honneur en dépendait. L'eau fraîche me revigora, me donnant l'envie de poursuivre ma recherche à travers les bois, guettant le moindre assaillant qui pourrait fondre sur moi. Mes yeux de rapace sillonnaient la petite clairière entourant le lac, l'air humide, la brise caressant mon visage, je commençais à sentir mon corps s'engourdir. Bientôt cette journée se terminerait et une nouvelle commencerait, le cycle de la vie, de l'ennui, de la monotonie. Mon esprit perdu dans un monde étrange cherchait à briser sa prison de cristal, cette enveloppe solide qui me laissait de glace. Humant l'odeur boisée, les mains tremblantes, je me mis à contempler les nuages, rêvant de les atteindre pour obtenir le goût de l'envie, de la liberté. Pourquoi rester dans l'incapacité ? Dans les griffes de son propre peuple qui ne désirait que de vous voir enterré sous des montagnes d'humus ?

(Je veux fuir, je veux être celui dont j'ai toujours rêvé, accomplissant les projets qui m'ont toujours échappés.)

Le temps s'écoulait, quittant le haut du sablier pour se perdre dans les abîmes profonds du passé. Il ne me restait plus qu'à repartir, quittant ce lieu que j'appréciais tout autant que mon ancien village dans lequel j'avais tant perdu... Peut-être un jour y retournerais-je ? Mais, pourquoi faire ? Rien n'avait survécu, seule la nature avait dû reprendre le contrôle, bien que les elfes l'aient toujours protégée et entretenue. J'aimerais tant devenir quelqu'un, me forger une réputation basée sur mes capacités à protéger ce monde déjà en partie détruit. Agenouillé sur le sol, je regardais ma terre, ma vie, sillonnée de nombreuses crevasses et d'arbres morts arrachés par les bourrasques. Que devais-je faire pour lutter contre une partie de la nature elle-même, cette part qui se détruisait, qui produisait plus de mal que les êtres vivants eux-mêmes ?

(Je ne peux commencer cette entreprise, ce n'est qu'une cause perdue parmi tant d'autres... Pourtant, je voudrais tant pouvoir lutter...)

À présent relevé, je me préparais à partir lorsque j'entendis des bruits venir de mes côtés, l'un à gauche, l'autre à droite. Un ricanement, un sifflement, un craquement, ils étaient là, m'entourant de leur corps boursouflé. Comment devais-je réagir ? Fuir ces petits êtres, ou accepter leur combat ? Je ne savais pas quoi faire, mes pensées m'ordonnaient de courir dans la forêt pour les semer, mais une autre partie de moi était certaine que je pourrais gagner un peu de crédit dans ce village. Pourtant, je ne doutais pas que je n'avais rien à leur prouver, je savais pertinemment que je les équivalais sinon plus.

(J'ai envie de faire ce combat pour moi !)

Sortant ma dague, je montrais à mes ennemis que j'étais prêt à recevoir leurs assauts, salivant même à l'idée que je devrais les blesser pour m'en sortir. Je n'attendais que de voir leur sang ruisseler sur leur peau verte, ce contraste serait exceptionnellement risible. Bientôt, ils seraient suffisamment près pour que je pusse les toucher du fil de ma lame, exprimant le désir de les voir inertes à mes pieds. Combien de temps restait-il avant que l'un d'eux passât à l'attaque ? Je l'ignorais, je m'avançai vers le premier que je vis, ma main tenant l'arme fermement. J'abattis la dague sur le corps du petit être qui me fit pitié lorsqu'il poussa un cri à percer les tympans. J'étais en train de blesser des représentants de ma mère, de ma tendre nature qui les avait engendrés, comment pouvais-je l'attaquer ? Mes membres se raidirent à cette idée, déconfit, mon esprit se perdit lamentablement dans un débat intérieur, faisant rage tel que le combat que j'étais en train de mener.

(Je dois partir !)

Préoccupé, je laissai tout le temps à mon ennemi de fondre sur moi et il me frappa d'un estoc redoutable que je ne pus éviter. N'avait-il pas de peine à me faire tant souffrir. Quelle vile créature ! Mon esprit commençait seulement à reprendre de l'entrain lorsque je reçus une nouvelle attaque à mon bras gauche. La rage s'emparait de mon âme, une douce folie m'incitait à détruire ces êtres de les déchirer de toute ma faible puissance. Il me fallait en finir, ces deux monstres finiraient découpés, je me le promis ; je ne leur laisserais pas de répit. Un oeil jeté en arrière pour voir ce qu'était en train de faire son compagnon, je l'aperçus se diriger dans notre direction pour se joindre à notre danse agressive :
«Venez si vous en avez le courage !» criai-je sans retenue.

Mon bras gauche saignait, laissant échapper le liquide vital qui parcourait mes veines et mes artères. Je ne pouvais que le voir s'en aller de mon frêle corps sans pouvoir rien y faire comme lorsque les orques avaient attaqué mon village. Cela suffisait ! Je ne pouvais plus rester aussi impuissant, je n'en avais pas le courage, je devais venger l'affront, en montrant que je n'étais pas un pleutre. La douleur cinglante qui m'empêchait d'attaquer de mon bras gauche m'incita à combattre d'une autre manière, faisant appel à la magie druidique qui vivait en moi. Appelant l'énergie qui se trouvait autour de moi, de la beauté de la nature, je sentais que j'étais prêt à lancer mon sort. Je savais comment l'utiliser, mes forces étaient réapparues, me redonnant le statut de druide que j'avais perdu au cours de ces dernières années. Je me concentrais, tout en essayant de capter les seules forces dont j'avais besoin, celles qui m'aideraient à en finir avec ces démons. Les yeux fermés, je me sentais prêt ; dans un battement de paupières, pointant mon ennemi du doigt, je lançai l'accumulation d'énergie que je venais de rassembler. Le trait vert se dirigea droit sur le gobelin, le laissant coi comme s'il ne s'attendait nullement à une telle magie :
«Surpris ? On ne fait jamais de mal aux druides ! Compris !»

Son regard écarquillé ne pouvait qu'admirer une si belle magie qui s'avançait inéluctablement dans sa direction. J'étais certain qu'il ne pourrait pas esquiver mon attaque, observant le couteau qui couperait le fil de sa vie fondre sur lui, il savait que sa misérable existence était terminée. Je ne pus que détourner mes yeux lorsque mon sort frappa son minuscule corps qui fit un bond dans les airs avant de retomber inerte sur la terre humide. Le regard vitreux, il observait son camarade, sans mouvement, anéanti dans son désir de me tuer.

(Il ne faut pas s'attaquer à plus grand !)

Je me retournai rapidement sentant la présence de mon ennemi qui avait regardé la scène sans pouvoir réagir. Ma rage, arrivant à son paroxysme, je me dirigeai vers ce résidu vital que je frappai sans compassion. Ma lame caressa sa peau pour former une entaille d'où sortait un fin filament écarlate. Ses yeux de braise m'examinaient comme si je venais de toucher à son intimité, la colère était en train de s'en prendre à lui. Il n'avait pas vraiment apprécié que je misse fin aux jours de son ami, ils n'avaient qu'à s'en prendre à eux, après tout ils auraient pu fuir sans se jeter sur moi.

(Cet être ne me dit rien qui vaille...)

Pris par la colère, le gobelin se jeta sur moi, je me préparais à parer l'une de ses attaques, cependant, mes efforts n'eurent pas les effets attendus. Mon bras mutilé ne put me protéger et je sentis sa dague me transpercer le corps, ressentant une terrible douleur qui m'arracha une grimace partagée entre la colère et la souffrance. Tenant ma blessure avec une main, je vis la créature renouveler une de ses attaques, pointant son arme dans ma direction, il m'entailla l'avant bras déjà parsemé de blessures. Je ne pus retenir plusieurs cris de douleur qui s'en allèrent de ma bouche d'où un filet de sang coulait jusque dans mon cou. Haletant, fébrile, pris de panique, je ne savais plus réellement où je me trouvais, je ne désirais qu'une seule chose en finir avec ce gobelin.

(Il va me le payer !)

«De quel droit oses-tu me frapper créature ?»

Mes jambes avaient du mal à me retenir, fléchissant sous le poids de la rancoeur qui m'alourdissait incroyablement. L'amertume laissait un goût rebutant dans ma fine bouche, m'incitant à me venger des coups que l'on venait de me porter. J'étais peut-être faible, mais, l'opiniâtreté faisait partie de mes qualités, lorsque j'entreprenais quelque chose, je le menais jusqu'au bout sans ciller. La fatigue s'en prenait à mon pauvre corps mutilé, accélérant la cadence de mon souffle qui laissait apparaître une fine nuée blanche à cause du contraste de température. Il me fallait réagir, devant moi, le gobelin attendait, se préparant certainement à une attaque pour me faire sombrer dans les ténèbres profonds de la mort.

(Allez Firen ! Tue-le ! Tue-le ! Tue-le !!!)

Rassemblant les dernières forces que je possédais, je pris ma dague d'une main, crispé, j'allais me dépêcher de mettre un point final à ce combat. Concentré sur ma cible, j'appelais la haine que j'avais contre son espèce inférieure, contre sa personne masquée par de nombreuses verrues. Même si, je savais qu'il faisait partie de ce monde, de la nature elle-même, je ne pouvais pas lui laisser le plaisir de me tuer, je le refusais. Rage et passion étaient en train de naître en moi, me murmurant des encouragements tout en exaltant mon désir de meurtre. Une toute autre personne s'emparait de moi, laissant le bon Firen dans un coin pour laisser place à un elfe agressif.

(Comment puis-je devenir ainsi, ce n'est pas moi...)

Attrapant fermement la poignée de ma dague, j'agis sans réfléchir à mon geste, fendant ma lame sur le petit être qui se trouvait devant moi. Les membres lourds, les muscles contractés, mon coup fit des ravages sur le corps tendre de la bestiole. J'avais l'impression que ce n'était qu'un vulgaire champignon des forêts, sauf que celui-ci était animé et pensant. Mon idée me fit rire tant elle était idiote, me déconcentrant de la bataille que j'étais en train de livrer. Pourquoi autant de rage gouvernait nos peuples ? Cette question resterait entière durant de nombreux siècles, peut-être même pendant plusieurs millénaires. Je refusais de faire payer à des êtres les rancoeurs qui contrôlaient toute une population, cela n'était pas juste. Cependant qu'était la justice sur cette terre...

(Finis-en tout de suite !)

Relevant ma dague, je me fendis une dernière fois, absorbant la vie de mon ennemi encore sonné par le coup que je venais de lui porter. Mon attaque fut certainement létale, en voyant le gobelin chanceler, dodeliner de la tête et s'écraser au sol. Je venais de tuer deux êtres, deux représentants de la nature, deux âmes comme la mienne. Qu'avais-je fait ? Cela était la première fois que ça m'arrivait... une telle rage ne pouvait apparaître en moi aussi simplement. Comment avais-je pu réagir de la sorte ? J'étais devenu quasiment incontrôlable, détruisant ce petit monstre qui m'avait blessé sans pitié. Le monde ne tournait pas rond, ni moi d'ailleurs...

(Qui suis-je au fond ? Mes pouvoirs druidiques ne me donnent nullement mon statut si je dois faire régner le mal et la discorde... J'aurais dû fuir ce combat !)


J'essayais de me remettre de mes émotions, cependant, cela fut plus difficile que je ne l'aurais cru. De toute évidence, mon esprit avait été bien plus atteint que ce dont je pensais, tout comme mon corps qui affichait les marques de cette bataille terminée. Mes blessures me faisaient souffrir, m'arrachant des grimaces selon les mouvements que je réalisais. Il me faudrait soigner tout cela lorsque j'arriverais au village, d'ailleurs je devrais me hâter, je ne désirais nullement passer ma nuit dans les bois.

(Il ne me reste plus qu'à ramener leurs têtes ? Arf ! C'est horriblement gore.)

Rassemblant tout mon courage, je me dirigeai vers eux, les mains encore tremblantes à cause de mon geste. La dague tenue bien fermement par mes doigts crispés, je passai la lame sur la gorge des gobelins, telle une caresse, je faisais suinter le sang dans une ouverture de plus en plus large. Les nerfs m'empêchaient de découper ce cou aussi facilement et je dus y aller de manière beaucoup plus violente, donnant de grands coups pour séparer le membre. La répugnance m'invitait à quitter ce lieu dès maintenant, en laissant, les deux corps inertes devant ce lac. Pourtant, je devais ramener la preuve qui montrait que j'en avais bien fini avec eux, qu'ils n'étaient plus de ce monde à molester le peuple elfe de la nuit.

(Ca leur apprendra !)

Attrapant mes assaillants par leurs énormes oreilles chétives, je repris ma route vers Ïunaï après m'être reposé quelques minutes. Plus tôt je serais arrivé, plus tôt je pourrais explorer une nouvelle fois la ville, à la recherche d'un nouveau matériel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.kerkan.skyblog.com
Firen
Sergent du clavier
Sergent du clavier
avatar

Nombre de messages : 1321
Age : 27
Localisation : La Cadière d'Azur !!! (Var)
Date d'inscription : 23/08/2007

MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   Dim 16 Mar - 12:25

Il me fallait rentrer au village pour montrer à mon adorable druide supérieur que j'avais réalisé sa mission avec succès. Dans mes mains que je tenais loin de moi, se trouvaient les deux têtes des gobelins d'où le sang dégoulinait. J'espérais ne pas tacher mes vêtements car je n'avais pas suffisamment d'argent pour m'en acheter des nouveaux et de toute manière, je préférais le dépenser dans des sorts ou des armes. Ce combat m'avait montré que je ne faisais pas le poids face à des ennemis même peu puissants, il s'en était fallu de peu pour qu'ils m'achevassent. J'allais devoir continuer à m'entraîner pour devenir un druide renommé chez les elfes de la nuit. Je ne voulais pas que ceux-ci me prissent pour un moins que rien, je savais pertinemment qu'ils ne m'arrivaient pas à la cheville. Il me fallait m'en persuader, de cette manière, je pourrais gagner une force supplémentaire en me pensant plus puissant. En effet, cela me donnait confiance et puis, je venais bien de tuer deux gobelins qui avaient attaqués une elfe dans le village.

(Elle devait être ridicule la pauvre...)

Je suivais le sentier que j'avais emprunté, des traces de pas et des branches brisées montraient que je venais de passer par là récemment. Je trouvais que j'avais plutôt été rapide pour rencontrer mes ennemis, d'ailleurs, je ne savais pas réellement ce qu'ils faisaient autour du lac. Peut-être leur repère se trouvait dans les environs, de toute façon, je ne comptais pas le découvrir, j'en avais tué deux cela était suffisant, je ne désirais pas participer à l'extinction d'une espèce. Je ne savais pas ce que j'allais devoir faire par la suite, il me fallait rechercher un moyen pour gagner du crédit au sein de mon espèce. Je ne comptais pas poursuivre de nouveaux ennemis pathétiques comme ces gobelins, je voulais une mission à ma hauteur.

(Je devrais peut-être fuir ce village, il n'y a rien d'intéressant dans son enceinte...)

Néanmoins, je ne pouvais pas faire de projets pour le moment car il était clair que ma vie était détenue par le recenseur. J'espérais profondément qu'il ne me donnât pas une mission comme celle que je venais de résoudre. Les minutes se faisaient longues et je préférais accélérer mon rythme étant donné que je voulais montrer à cet elfe qui j'étais vraiment. Les animaux s'amusaient à chantonner, d'autres chassaient alors que certains dormaient paisiblement à cette heure de la journée. Leur vie était réglée comme un métronome, chaque jour, ils vivaient les mêmes péripéties, chaque jour ils devaient manger et boire, chaque jour ils devaient dormir. Le cycle ne s'arrêterait jamais pour eux, seule leur mort marquerait la délivrance de cette prison. Je ne comprenais pas réellement comment ils faisaient pour ne pas s'ennuyer, j'étais si stupide que j'ignorais la manière dont fonctionnait celle que je vénérais.

(Pourquoi personne ne m'a jamais expliqué...)

J'étais complètement perdu, je croyais avoir acquis de nombreuses choses depuis ma naissance, je me rendais compte que je n'étais qu'un jeune ignorant. Il me fallait rencontrer une dextérité suffisante pour devenir celui que je voulais, mais où trouver toutes les connaissances ? Je n'en avais aucune idée...

Devant moi, les gardes de Ïunaï étaient postés, attendant qu'un voyageur décidât de pénétrer les portes. J'ignorais ce qu'ils allaient me dire en me voyant rentrer avec les têtes des deux gobelins qui regardaient les alentours de leurs yeux vitreux.

(L'entrée, place principale d'Ïunaï)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.kerkan.skyblog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1   

Revenir en haut Aller en bas
 
Firen : À la recherche des gobelins tueurs - Mission n°1
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» A la recherche des 6 tueurs de Hobbits
» [UploadHero] Rambo II : la mission [DVDRiP]
» [Mission Rang C]A la recherche du lapin sacré [Pv : Solo]
» A la recherche d'Orane! [Mission 2 des chevaux sauvages]
» Mission de rang B, Recherche du duo [ solo ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Appels de la Tempête - AT [ANCIENNE VERSION] :: En jeu - Gilleï Vind :: Territoire des Elfes de la Nuit :: Voyages ou excursions hors-villes en territoire elfe de la nuit-
Sauter vers: